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Transformation de conflit

Retrouver une capacité d’action face à la violence
Claske Dijkema, Karine Gatelier, Herrick Mouafo

Le conflit est un phénomène sociétal normal dans la mesure où il résulte de la rencontre d’opinions et de positions opposées et incompatibles. Il devient problématique quand il génère de la violence mais sans cela, il a tout intérêt à émerger et à s’exprimer pour réclamer d’être traité. À ce titre, cet ouvrage se propose de décrire le conflit comme un fait social porteur d’opportunités. Il s’appuie sur une approche, théorisée dans la littérature anglo-saxonne sous le nom de Conflict transformation, qui vise à transformer les relations et les structures à la base du conflit. Elle est ici étudiée et mise en pratique par les auteurs sur différents terrains : les violences dans la ville, les violences produites par les politiques publiques sur l’asile et les migrations ou encore les réponses politiques aux menaces du terrorisme.

Ecrit en collaboration avec Nathalie Cooren et Cyril Musila.

Biographie des auteurs

Motivée par la conviction qu’il n’est pas besoin de voyager loin pour s’intéresser aux conflits, Claske Dijkema s’est investie aux côtés de différentes initiatives citoyennes à Grenoble, nées à la suite de manifestations de violence. Dans la continuité de ses activités à Modus Operandi, elle réalise une thèse en géographie à l’université de Grenoble qui propose une analyse critique des violences urbaines et s’intéresse à la façon dont les événements paroxysmiques interviennent dans le quotidien du quartier. Pour cette recherche, elle bénéficie d’une subvention de la Région Rhône-Alpes à travers le dispositif ARC (allocation de recherche attribuée par l’ARC 7 « Innovations, mobilités, territoires et dynamiques urbaines »). Elle est diplômée en sociologie de l’université d’Amsterdam, et avant de cofonder Modus Operandi, elle a travaillé en Afrique du Sud pour l’African Centre for the Constructive Resolution of Disputes (ACCORD), à la Network University à Amsterdam et à l’École de la Paix à Grenoble.

Anthropologue, Karine Gatelier est engagée depuis 2010 dans l’accompagnement de personnes exilées, en tant que bénévole d’association et en partageant leurs luttes. C’est par l’immersion, en multipliant les positions auprès des exilés, qu’elle étudie les modalités de leur présence dans la société française. Titulaire d’un doctorat en anthropologie sociale (EHESS, Paris), elle a conduit des recherches en Asie centrale sur les questions d’identités, de loyauté, de légitimité politique et sur les stratégies de légitimation des régimes autoritaires. En 2006, elle a cofondé Modus Operandi.

Herrick Mouafo est doctorant à l’université Pierre-Mendès-France et travaille sur les politiques publiques dans le secteur de l’éducation relatives aux luttes contre les inégalités scolaires. Il a comme terrain d’étude l’espace du bassin du lac Tchad que se partagent le Cameroun, le Nigeria et le Tchad. Il enseigne, par ailleurs, à Grenoble École de management et à l’université Grenoble-Alpes. À Modus Operandi, il mène des travaux de recherche avec les jeunes de villes périphériques de l’agglomération grenobloise. Ses travaux reposent sur la valorisation des savoirs, le pouvoir d’agir dans la société et l’impact ou la conséquence du pouvoir des mots sur la façon de nommer les choses.

Prix : 19 €


Date de parution : 14-09-17
Nombre de pages : 204
ISBN : 978-2-84377-188-0
EAN13 : 9782843771880
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