
Les États-Unis ont dominé notre monde ces dernières décennies, mais leur hégémonie se fragilise aujourd’hui et un nouvel équilibre se prépare entre des continents interdépendants et pénétrés de leur spécificité. Ce nouvel équilibre repose principalement sur la naissance d’une communauté mondiale, creuset des craintes, des incertitudes et des espoirs des peuples du monde. Les défis qu’elle doit relever, comme les moyens dont elle devrait disposer, ont pris aujourd’hui une dimension planétaire.
Olivier Giscard d’Estaing rappelle les données culturelles, économiques et sociales de cette Communauté mondiale, il en énumère les défis et en décrit les acteurs publics et privés. Il analyse les institutions mondiales et l’impossible réforme de l’Organisation des Nations unies, pour proposer une transformation profonde des attitudes à l’égard de la mondialisation, une mise en place de nouvelles ressources financières et un projet de traité international instituant la communauté mondiale. C’est cette solution qui permettra d’élaborer et de conduire des politiques mondiales complémentaires de celles des États, et par-là même d’assurer un développement soutenable et équitable.

Olivier Giscard d’Estaing a effectué sa carrière dans trois domaines : les entreprises industrielles, l’enseignement de la gestion, et la politique. Il est actuellement président de la Fondation de l’Institut européen des affaires (Insead), de l’association mondiale des entrepreneurs pour le sommet social (BUSCO) pour les Nations unies, et du Comité d’action pour un parlement mondial (COPAM). Il a publié notamment Éducation et civilisation (Fayard) et Le social-capitalisme (Fayard).

