


Au cours des dernières décennies, la société et l’environnement ont radicalement changé sans que les représentations et les modes d’exercice du pouvoir ne se soient adaptés à cette mutation. Nos sociétés doivent repenser en profondeur leurs formes d’organisation. Elles doivent oser une nouvelle vision de la gouvernance privilégiant l’articulation des échelles (relier le local, le national, le régional et le mondial), la promotion de nouvelles pratiques de subsidiarité et l’organisation des relations entre les différents secteurs de l’activité, entre les acteurs sociaux, entre l’activité humaine et les écosystèmes.

Pierre Calame, polytechnicien, ingénieur des Ponts et Chaussées, a travaillé vingt ans au ministère français de l’Équipement où il a occupé diverses responsabilités de gestion territoriale et d’administration centrale. Il en est sorti convaincu de la nécessité d’une réforme radicale de l’État. Après un bref passage dans l’industrie, il a dirigé pendant près de vingt ans une fondation internationale, la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l’homme dont il est actuellement le président.

